James Jamerson et la Motown

James Jamerson et là Motown

Tu te rappelles la dernière fois je te parlais de l’explosion des Beatles et de la basse avec Mc Cartney.

De l’autre côté de l’Atlantique, un musicien commença à se faire connaître.

C’était James Jamerson.

Il commença à jouer de la contrebasse à l’âge de 18 ans.

Mais en 1959 il commença à jouer en studio pour une maison de disque dirigée par Berry Gordy et qui deviendra célèbre dans le monde entier sous le nom de la Motown.

Ce style particulier, sorte de fusion nouvelle de la pop et du ryhtm’n blues Motown propulsé par des artistes comme les Suprêmes, les Four Top, Marvin Gaye, Smokey Robinson et Steve Wonder devint le son de la jeune Amérique attirant des foules de fans.

C’était le début de la grande époque du label au milieu des années 1960.

James Jamerson à la base contrebassiste passa à la basse électrique en 1961 et acheta une Fender Précision.

À partir de 1964 Jamerson arrête de tourner pour les artistes et rejoint l’équipe de musiciens de studio de la Motown officieusement appelé les Funk Brothers.

Un des membres de l’équipe Lamont Dozier qui avait l’habitude de voir Jamerson jouer en ville avec une contrebasse se souvient d’avoir vu le bassiste arriver en studio avec une Fender électrique et lui dit: « c’est quoi ce truc?

Les sourdines de la précision faisaient partie du son de Jamerson.

Il utilisait des cordes à filet plat qu’ils tendaient assez haut et qu’il ne changeait quasiment jamais.

Il jouait avec son seul index qu’il appelait le crochet et la plupart des musiciens qui essayait sa Basse la trouvait généralement à la limite du jouable à cause de la hauteur des cordes.

Mais pour James c’était parfait du fait de la force qu’il avait dans les mains.

L’un des premières enregistrements de Jamerson fut sur le single de Marvin Gaye fin 1964 avec ce titre « How Sweet it is ».

Il est impossible de citer tous les titres sur lesquels à jouer Jamerson.

On le retrouve sur de nombreux hits de la Motown avec les Suprêmes de Diana Ross, Marvin Gaye, Steve Wonder, les Four Tops…

Durant sa dernière période il enregistre le chef d’œuvre de Marvin Gaye « what’s coing on » qui signe son style incontournable.

Les lignes de basse de Jamerson au rythme puissant étaient particulièrement mélodiques et syncopées.

Ses enregistrements Motown contribuèrent à changer la perception du rôle de la basse électrique.

Avant lui et son style de jeu on appliquait surtout la note fondamentale dans la pop et la fondamentale/quinte pour la country.

Jamerson joua pour la Motown jusqu’en 1972 et mourut à 47 ans en 1983 de problèmes de santé et d’excès d’alcool.

À noter et très important.

À l’époque on ne mettait pas les noms des musiciens sur les pochettes de disques.

Cela c’est fait très tardivement au début des années 1970.

C’est Paul Mc Cartney qui expliquera plus tard qu’il était fan des splendides lignes de basse Motown qu’il étudia beaucoup.

Il raconte qu’il ne savait pas qui était la personne qui jouait les parties de basse.

Il apprit très tardivement que c’était James Jamerson.

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